Présentation

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recommander

Recherche

Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /Sep /2007 10:59

VOUS N’ETES QU’UNE IMBECILE !!!

J’étais véritablement furieux.
Furieux d’être cloué là, impuissant, dans ce lit d’hôpital.
Furieux d’avoir failli y laisser ma peau.
Furieux, surtout, d’avoir failli perdre plusieurs de mes subordonnés.
Hors de moi, je passais mes nerfs sur le Lieutenant.

Vous avez perdu tout contrôle en prenant pour argent comptant les paroles de l’ennemi ! Je suis très déçu de ce comportement, surtout venant de vous, Lieutenant Hawkeye.
« Je suis vraiment désolée… »
Ne perdez pas votre sang froid !
N’arrêtez pas de penser !
N’abandonnez pas votre envie de vivre !
Vous faites partie de l’armée… Et en plus vous êtes mon bras droit ! J’attends de vous plus de fermeté !
Hawkeye supporta ce sermon sans broncher et se contenta d’acquiescer humblement, en baissant les yeux.
« Oui. »

Mais je souhaite que vous continuiez à assurer mes arrières, ajoutai-je. Je compte sur votre dévotion.
Hawkeye serra les dents. Me voir lui renouveler ainsi ma confiance, après le savon que je venais de lui passer, lui fit remonter une grosse boule dans la gorge. Le Lieutenant fit de gros efforts pour ne pas verser une larme. Bien entendu, Havoc s’en aperçut et ne put s’empêcher de venir placer son grain de sel.
« Vous êtes mal placé pour vous plaindre, Colonel. C’est vous qui avez débarqué en plein milieu de l’affrontement. »
LA FERME, TOI !!!

Je sortis de mes gonds une nouvelle fois, avant de le regretter aussitôt. Une douleur aiguë me déchira l’abdomen.
Urghhh…
« C’est pas bon pour vos cicatrices. Alors du calme… » me railla Havoc.
Je te trouve bien irrespectueux envers ton sauveur ! lui criai-je.
« Oui merci, mais évitez de me griller comme un steak la prochaine fois. Les filles n’aiment pas les mecs avec un ventre tout cramé », ajouta-t-il avec insolence.

Oh, bon sang, c’en était de trop !
ET ALORS, ÇA TE VA PAS ?!!  me mis-je à hurler. JE T’AI CUIT A POINT, MOI C’ETAIT PLUTOT DU GENRE SAIGNANT, ALORS ARRETE DE TE PLAINDRE !
« CHACUN SES GOUTS ! ET JE NE VOIS PAS POURQUOI ON DISCUTE DE ÇA !!! » me rétorqua le Lieutenant.

Ouch…
Nous étions désormais deux à nous tordre de douleur au milieu de nos lits. C’était bien le moment de gaspiller de l’énergie à de pareilles sottises, tiens. Même s’il n’avait pas complètement tort au fond, même si Hawkeye n’était pas la seule responsable de cet infâme merdier.
Imbécile de Havoc !

D’ailleurs, pourquoi je suis obligé de rester dans la même chambre que lui ? me mis-je à râler. Je devrais avoir une chambre individuelle avec de jolies infirmières pour s’occuper de moi.
« Un peu de patience, me répondit Hawkeye. Pour le moment, rien ne nous dit que nos ennemis ne vont pas revenir pour vous tuer. C’est plus simple de vous garder si vous êtes dans la même chambre. »
J’avais omis ce détail. C’est vrai ! Pourquoi ne tentent-ils pas de nous éliminer tant qu’ils en ont la possibilité ?
Nous sommes à l’hôpital, ce serait facile de faire passer nos décès pour accidentels. Donc pourquoi ?

La porte de la chambre s’ouvrit et Fuery apparut, Alphonse Elric sur les talons.
« Excusez nous de vous déranger ! »
« Nous sommes venus vous rendre une petite visite », lança gaiement Alphonse.
« Tu n’aurais pas dû venir, Alphonse. Toi aussi tu es en danger. L’ennemi peut t’attaquer à n’importe quel moment ! » le gronda Hawkeye.
« Pas de problème. Je suis accompagné d’une personne qui peut sentir la présence des homonculus. »

Je le dévisageai incrédule. Sentir les homonculus… ?
« Mais comment… »
« Je me demande aussi… »

Plein de prévenance, Fuery s’adressa à Hawkeye.
« Lieutenant, vous devriez vous reposer un peu. Je vais demander à ce que l’on vous remplace. »
« Non merci, ça ira. C’est mon travail. C’est normal. »

« Sinon, vous avez amené ce que je vous ai demandé ? » ajouta-t-elle à l’attention du Major.
« Oui, voilà. »
Et il lui tendit un plan soigneusement enroulé.
« Merci, lui répondit-elle en refermant la porte derrière lui. Veillez à ce que personne ne nous dérange. »
« Bien compris. »

J’avais assisté à tout ce manège sans trop comprendre.
Qu’est ce qu’il y a ?
Hawkeye déplia la carte, qui s’avéra être un plan de la ville.
« C’est approximatif, mais… J’ai calculé la distance que nous avons parcourue dans le sous-sol du laboratoire numéro 3 en me basant sur mes pas. Elle couvre le chemin entre l’entrée et cette grande porte. Le couloir étant parfois sinueux, je n’ai pas pu repérer la direction exacte… J’ai donc tracé un cercle autour du laboratoire numéro 3. »

Wow, bien joué ! sifflai-je, admiratif, tout en m’emparant de la carte.
« Merci. »
Hummm…
Alphonse s’approcha de moi et pointa son doigt sur le papier.
« Regardez, Colonel… Le laboratoire numéro 2 est inclus dans le cercle. »

Je me mis à malaxer mon menton d’un air soucieux.
Attendez un peu… J’ai trouvé quelque chose de plus intéressant encore…
Il touche l’enceinte du Quartier Général de Central City. Pile sur le bureau du Président.
Doit-on en déduire que le président est lié aux homonculus ?

« Mais… me fit remarquer Alphonse. A Dublith, c’est le Président en personne qui a exterminé l’homonculus nommé Greed ainsi que toute sa bande. Le Commandant était là, aussi… »
« Peut-être le Président pensait-il que ce Greed représentait un danger pour les hautes instances de l’armée… Donc il l’a éliminé, c’est ça ? » lui demanda Hawkeye.
« Oui… Peut-être… Je ne comprends pas la raison de ce carnage… »

C’est le président qui a appelé les ambulances ? demandai-je à mon tour à Havoc.
« C’est ce qu’on m’a dit, oui… »
Peut-on considérer que cela fait de lui un allié ?

Je croisai les bras, en proie à une grande réflexion intérieure. Les choses se compliquaient.
Hughes a dit : « L’armée est en danger. »
Il est donc sage de penser qu’une organisation menace l’existence de notre armée.
Je ne sais pas encore jusqu’où ils ont pu s’infiltrer dans les hautes sphères mais ce qui est certain, c’est qu’on ne peut pas sous-estimer leur influence…

« Mais si on arrive à les repérer et à les éliminer… » commença à dire Hawkeye.
J’achevai sa réflexion.
Oui…Ça signifie que j’arriverai encore plus vite à la tête de ce pays.

Quand j’ai envoyé Barry à la prison, j’espérais mettre la main sur les conspirateurs qui manipulent l’armée dans l’ombre.
Mais finalement, on a ferré un plus gros poisson.
« Peut être un peu trop gros… » me fit-elle remarquer, inquiète.
Je suis certain que ça en valait la peine, répondis-je sur un ton badin, histoire de la taquiner.

J’espère qu’on va continuer à faire du bon boulot ensemble, OK ? lui dis-je avec un petit sourire en coin. C’est important pour moi d’être entouré de personnes de confiance.
Le visage du Lieutenant rayonna d’une profonde gratitude.

« A ce propos… nous coupa Havoc avec un air navré. Je ne vais pas pouvoir vous suivre. »
Nous le regardâmes sans comprendre.
Gêné, le Sous-Lieutenant baissa les yeux en agrippant ses couvertures.
« Mes jambes… Je ne les sens plus… »
« Je suis désolé. Je… Je me retrouve sur la touche… »

Par Roy Mustang - Publié dans : Central City
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 17:05

Vous en pensez quoi ? demandai-je à Breda en reposant le Central Times sur mon bureau.
Un pli soucieux barra le front du Sous-Lieutenant tandis qu’il s’emparait du journal.
« Maria Ross, hein… Je suis au courant de l’histoire. »
« Je trouve qu’on en entend un peu trop parler, d’ailleurs… »
Hum…

La sonnerie du téléphone choisit ce moment pour retentir.
« Un appel de l’Adjudant-Chef Falman en provenance de l’extérieur. »
Passez-le moi.
« Colonel ! commença à me dire Falman. A propos de l’affaire Hughes… »
« Hé Falman ! Passe-moi le bigophone ! Magne ! »
Ça, c’était son voisin de planque, Barry le Découpeur.
« Alors M’sieur Mustang, vous avez lu le journal ? J’ai un tuyau intéressant pour vous. »
Allô ? Ba…
Mais je m’interrompis aussitôt, me rendant compte que je n’étais pas seul. Il me fallait ruser.

 

Oooh, mais c’est cette chère Barbara ! repris-je sur un ton enjoué.
Vous avez demandé à ce cher Falman de me téléphoner pour pouvoir discuter avec moi au bureau ! Vous m’aimez tant que ça ?! Ahahah !
Mais vous savez choupinette, c’est embêtant d’utiliser les lignes de l’armée pour une conversation privée.

Barry eut un bref instant de consternation avant de se prendre au jeu.
« Oh ! Vous m’en voyez désolé, me répondit-il sur un ton badin. C’est juste que j’avais siiiii envie de parler un petit peu avec vous, mon sucre d’orge. C’est trèèèès important pour notre avenir à tous les deux ! »
Je vois ! capitulai-je. Il n’y a pas d’autre solution, je vais vous rappeler d’une cabine publique.
« Super !!! »

Je les rappelai quelques minutes plus tard. Pendant ce temps, Breda faisait le guet à l’extérieur de la cabine.
« Ne me refaites plus jamais ça, abruti ! » protesta Barry, furieux. Je ne pus réprimer un petit rire.
Je savais que je pouvais compter sur ta vivacité d’esprit. Il est fort probable que ma ligne soit sur écoute, lui expliquai-je.
« Revenons à nous moutons, grommela Barry. Je vais faire sortir Maria Ross de prison. »
Comment ça ? lui demandai-je, interloqué.
« Par la porte d’entrée, c’est important. Héhéhé ! »

Le plan de Barry ne manquait pas d’audace. Il nous fallait maintenant monter tout un stratagème pour soustraire définitivement Maria Ross aux griffes de l’armée.

« Oui, je vois bien… D’accord… Oui, le quartier des entrepôts… La deuxième rue à gauche, c’est mieux. Elle est sombre, c’est parfait pour tuer quelqu’un. »
Et ne t’avise pas de tuer des militaires au passage, le sermonnai-je.
« Je sais, je sais ! Sinon la patronne va encore me faire une scène de ménage. Et donc, par où on commence ? »
Eh bien, pour commencer… On va faire croire que l’Adjudant-Chef Falman a été fait prisonnier par un tueur en série…
A peine avais-je achevé ma phrase qu’un choc sourd résonna à l’autre bout de la ligne.
C’était quoi, ce bruit ? m’enquis-je.
« C’était trop long de tout lui expliquer, alors je l’ai envoyé faire un roupillon. »
Je vois…
Pauvre Falman.

Je raccrochai et griffonnai une liste à l’intention de Breda.
Ramène-moi tout ce qui se trouve sur cette liste, lui ordonnai-je.
Le Sous-Lieutenant se mit à déchiffrer le contenu de la liste d’un air dubitatif.
« Des os, de la viande de porc, du carbone, de l’ammoniaque… De la chaux, du phosphore, du souffre… C’est quoi tout ça ? »
On va se fabriquer un corps calciné, lui répondis-je.
« Une transmutation humaine ?! »
Ne raconte pas n’importe quoi, on va juste faire un faux corps mort. Pas besoin de tout recréer parfaitement ou de s’appliquer pour les viscères.
« Mais ça se verra si on procède à un examen du cadavre ! »
Sauf s’il est trop brûlé pour qu’on examine quoi que ce soit.
Il faudra se référer aux empreintes dentaires. Mais elles se trouvent dans le dossier du Sous-Lieutenant Ross et le Lieutenant Hawkeye les a déjà récupérées.
Les dents humaines sont composées de calcium, de phosphore et d’un peu de sodium. Enfin, il y a aussi des dents en or ou en argent chez certains. Donc, c’est très simple de les créer avec l’alchimie si on possède les ingrédients.
« Vous pouvez faire ça… ? »
Ce n’est pas ma spécialité, mais je connais deux ou trois trucs. Et je sais très bien faire rôtir des corps.
Dépêchons.

Ce qu’il s’est passé ensuite… Au moment de faire s’évader Maria Ross, Barry a rencontré le Prince Lin Yao, fils de l’empereur de Xing, emprisonné pour immigration illégale.
Lin étant en quête d’immortalité, ils ont conclu un marché. En échange du secret derrière le corps de Barry, le Prince ferait sortir Maria Ross du pays par une route clandestine.

Le soir venu, je guettai l’arrivée de Maria Ross dans le quartier des entrepôts. C’est une jeune femme complètement paniquée qui vint se jeter dans mes filets.

Vous êtes Maria Ross, n’est ce pas ? lui lançai-je, histoire d’écourter les présentations.
Et je sortis ma « créature » du bac à ordures dans lequel je l’avais dissimulée. Cette chose avait presque figure humaine et offrait un aspect totalement repoussant. Ce qui ne fit qu’accentuer la terreur de la jeune femme.
Du calme, c’est un faux !! lui-dis je en jetant ce tas de viande à terre.
Vous allez mourir ici ce soir.

Un claquement de doigts et le faux cadavre fut carbonisé. Maria Ross n’en menait pas large. Atterrée, elle tomba à genoux.
Ne prenez pas cet air hébété ! la houspillai-je en lui saisissant le bras.
« Quoi ? Quoi ?! »
Et je la jetai sans ménagement dans le bac à ordures, où elle fut accueillie par Havoc, qui avait creusé un trou dans la paroi pour leur permettre de s’échapper de l’autre côté du mur.

La main du Sous-Lieutenant Havoc jaillit toutefois de sous le couvercle, brandissant les bracelets d’identification de Maria Ross.
En effet… Comment avais-je pu oublier cela ?

Et c’est à ce moment qu’avait surgi Edward Elric. Pendant ce temps, Maria Ross et Havoc, rejoints par Breda, allèrent se cacher près des bas quartiers, près de l’appartement de Falman. Puis, Lin Yao est venu les chercher.

La suite… Il avait été convenu de retrouver Maria Ross dans l’Est d’Amestris. Breda avait fait parvenir un message au Commandant Armstrong, l’enjoignant de le rejoindre à Rizenbul. Armstrong avait donc utilisé comme alibi la réparation de l’automail d’Edward Elric pour effectuer ce périple en toute discrétion.

J’avais consigné tout ce que j’avais pu recueillir dans un dossier que j’avais confié à Breda. Celui-ci avait pour mission de rassembler les informations, pour y voir plus clair.

Une dernière chose… Si Breda avait eu le moindre doute quant à la culpabilité du Sous-Lieutenant Ross dans le meurtre de Hughes, je lui avais ordonné de la tuer après lui avoir soutiré des informations.

Par Roy Mustang - Publié dans : Central City
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 17:05

Vous en pensez quoi ? demandai-je à Breda en reposant le Central Times sur mon bureau.
Un pli soucieux barra le front du Sous-Lieutenant tandis qu’il s’emparait du journal.
« Maria Ross, hein… Je suis au courant de l’histoire. »
« Je trouve qu’on en entend un peu trop parler, d’ailleurs… »
Hum…

La sonnerie du téléphone choisit ce moment pour retentir.
« Un appel de l’Adjudant-Chef Falman en provenance de l’extérieur. »
Passez-le moi.
« Colonel ! commença à me dire Falman. A propos de l’affaire Hughes… »
« Hé Falman ! Passe-moi le bigophone ! Magne ! »
Ça, c’était son voisin de planque, Barry le Découpeur.
« Alors M’sieur Mustang, vous avez lu le journal ? J’ai un tuyau intéressant pour vous. »
Allô ? Ba…
Mais je m’interrompis aussitôt, me rendant compte que je n’étais pas seul. Il me fallait ruser.

 

Oooh, mais c’est cette chère Barbara ! repris-je sur un ton enjoué.
Vous avez demandé à ce cher Falman de me téléphoner pour pouvoir discuter avec moi au bureau ! Vous m’aimez tant que ça ?! Ahahah !
Mais vous savez choupinette, c’est embêtant d’utiliser les lignes de l’armée pour une conversation privée.

Barry eut un bref instant de consternation avant de se prendre au jeu.
« Oh ! Vous m’en voyez désolé, me répondit-il sur un ton badin. C’est juste que j’avais siiiii envie de parler un petit peu avec vous, mon sucre d’orge. C’est trèèèès important pour notre avenir à tous les deux ! »
Je vois ! capitulai-je. Il n’y a pas d’autre solution, je vais vous rappeler d’une cabine publique.
« Super !!! »

Je les rappelai quelques minutes plus tard. Pendant ce temps, Breda faisait le guet à l’extérieur de la cabine.
« Ne me refaites plus jamais ça, abruti ! » protesta Barry, furieux. Je ne pus réprimer un petit rire.
Je savais que je pouvais compter sur ta vivacité d’esprit. Il est fort probable que ma ligne soit sur écoute, lui expliquai-je.
« Revenons à nous moutons, grommela Barry. Je vais faire sortir Maria Ross de prison. »
Comment ça ? lui demandai-je, interloqué.
« Par la porte d’entrée, c’est important. Héhéhé ! »

Le plan de Barry ne manquait pas d’audace. Il nous fallait maintenant monter tout un stratagème pour soustraire définitivement Maria Ross aux griffes de l’armée.

« Oui, je vois bien… D’accord… Oui, le quartier des entrepôts… La deuxième rue à gauche, c’est mieux. Elle est sombre, c’est parfait pour tuer quelqu’un. »
Et ne t’avise pas de tuer des militaires au passage, le sermonnai-je.
« Je sais, je sais ! Sinon la patronne va encore me faire une scène de ménage. Et donc, par où on commence ? »
Eh bien, pour commencer… On va faire croire que l’Adjudant-Chef Falman a été fait prisonnier par un tueur en série…
A peine avais-je achevé ma phrase qu’un choc sourd résonna à l’autre bout de la ligne.
C’était quoi, ce bruit ? m’enquis-je.
« C’était trop long de tout lui expliquer, alors je l’ai envoyé faire un roupillon. »
Je vois…
Pauvre Falman.

Je raccrochai et griffonnai une liste à l’intention de Breda.
Ramène-moi tout ce qui se trouve sur cette liste, lui ordonnai-je.
Le Sous-Lieutenant se mit à déchiffrer le contenu de la liste d’un air dubitatif.
« Des os, de la viande de porc, du carbone, de l’ammoniaque… De la chaux, du phosphore, du souffre… C’est quoi tout ça ? »
On va se fabriquer un corps calciné, lui répondis-je.
« Une transmutation humaine ?! »
Ne raconte pas n’importe quoi, on va juste faire un faux corps mort. Pas besoin de tout recréer parfaitement ou de s’appliquer pour les viscères.
« Mais ça se verra si on procède à un examen du cadavre ! »
Sauf s’il est trop brûlé pour qu’on examine quoi que ce soit.
Il faudra se référer aux empreintes dentaires. Mais elles se trouvent dans le dossier du Sous-Lieutenant Ross et le Lieutenant Hawkeye les a déjà récupérées.
Les dents humaines sont composées de calcium, de phosphore et d’un peu de sodium. Enfin, il y a aussi des dents en or ou en argent chez certains. Donc, c’est très simple de les créer avec l’alchimie si on possède les ingrédients.
« Vous pouvez faire ça… ? »
Ce n’est pas ma spécialité, mais je connais deux ou trois trucs. Et je sais très bien faire rôtir des corps.
Dépêchons.

Ce qu’il s’est passé ensuite… Au moment de faire s’évader Maria Ross, Barry a rencontré le Prince Lin Yao, fils de l’empereur de Xing, emprisonné pour immigration illégale.
Lin étant en quête d’immortalité, ils ont conclu un marché. En échange du secret derrière le corps de Barry, le Prince ferait sortir Maria Ross du pays par une route clandestine.

Le soir venu, je guettai l’arrivée de Maria Ross dans le quartier des entrepôts. C’est une jeune femme complètement paniquée qui vint se jeter dans mes filets.

Vous êtes Maria Ross, n’est ce pas ? lui lançai-je, histoire d’écourter les présentations.
Et je sortis ma « créature » du bac à ordures dans lequel je l’avais dissimulée. Cette chose avait presque figure humaine et offrait un aspect totalement repoussant. Ce qui ne fit qu’accentuer la terreur de la jeune femme.
Du calme, c’est un faux !! lui-dis je en jetant ce tas de viande à terre.
Vous allez mourir ici ce soir.

Un claquement de doigts et le faux cadavre fut carbonisé. Maria Ross n’en menait pas large. Atterrée, elle tomba à genoux.
Ne prenez pas cet air hébété ! la houspillai-je en lui saisissant le bras.
« Quoi ? Quoi ?! »
Et je la jetai sans ménagement dans le bac à ordures, où elle fut accueillie par Havoc, qui avait creusé un trou dans la paroi pour leur permettre de s’échapper de l’autre côté du mur.

La main du Sous-Lieutenant Havoc jaillit toutefois de sous le couvercle, brandissant les bracelets d’identification de Maria Ross.
En effet… Comment avais-je pu oublier cela ?

Et c’est à ce moment qu’avait surgi Edward Elric. Pendant ce temps, Maria Ross et Havoc, rejoints par Breda, allèrent se cacher près des bas quartiers, près de l’appartement de Falman. Puis, Lin Yao est venu les chercher.

La suite… Il avait été convenu de retrouver Maria Ross dans l’Est d’Amestris. Breda avait fait parvenir un message au Commandant Armstrong, l’enjoignant de le rejoindre à Rizenbul. Armstrong avait donc utilisé comme alibi la réparation de l’automail d’Edward Elric pour effectuer ce périple en toute discrétion.

J’avais consigné tout ce que j’avais pu recueillir dans un dossier que j’avais confié à Breda. Celui-ci avait pour mission de rassembler les informations, pour y voir plus clair.

Une dernière chose… Si Breda avait eu le moindre doute quant à la culpabilité du Sous-Lieutenant Ross dans le meurtre de Hughes, je lui avais ordonné de la tuer après lui avoir soutiré des informations.

Par Roy Mustang - Publié dans : Central City
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 19:42

 

 

 

Vous aurez sans doute remarqué que le Flame Alchemist n'est pas très présent ces temps-ci. Et pour cause...

Il a pris comme qui dirait une petite permission estivale...

Bonnes vacances à tous et à la rentrée!

 

Par Roy Mustang - Publié dans : flame-alchemist
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /Juil /2007 00:10

Par Roy Mustang - Publié dans : Bonus
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 29 juillet 2007 7 29 /07 /Juil /2007 00:04

Tenir… Coûte que coûte…

J’avançais en titubant dans la pénombre, à bout de forces, m’appuyant fréquemment contre le mur pour reprendre mon souffle. J’étais en proie à des vertiges.
Je devais…
… retrouver mes subordonnés…
… empêcher ce monstre de les mettre en pièces…
… vite…

Plusieurs détonations parvinrent à mes oreilles. Une vingtaine, peut-être plus. Ça ne pouvait être qu’Hawkeye vidant son chargeur. Mais face à Solaris, c’était inutile.
Merde…
Puis plus rien. Sans doute, le clic fatidique annonçant que le magasin était vide.

J’hâtai le pas, me rapprochant assez du lieu du combat pour saisir les bribes d’une conversation confuse.
« C’est tout ? » murmura Solaris.
Face à elle, Hawkeye, vaincue, était prise de tremblements nerveux. Le visage maculé de larmes, elle baissa le canon de son arme avant de tomber à genoux.
« Les humains sont des animaux stupides… Dotés d’une faiblesse affligeante. »

Et Solaris sortit ses griffes pour achever le Lieutenant. Mais Alphonse vint se placer courageusement devant ma subordonnée, pour la protéger.
« Relevez-vous, Lieutenant, et partez d’ici. »
« Quel empêcheur de tourner en rond… Tu veux mourir en premier, c’est ça ? »
Pour toute réponse, Alphonse frappa dans ses mains et fit jaillir une lance de terre pour montrer sa détermination.

« Je vois… dit Solaris. Tu as ouvert la porte… »
La lance fut sectionnée en un coup de griffes.
« Je suis triste… d’avoir à tuer une personne aussi primordiale pour le sacrifice… »

Les lances mortelles de l’homonculus allèrent se ficher dans l’armure d’Alphonse, qui en profita pour attraper les doigts de Solaris et la maintenir ainsi immobile. Le temps d’un instant.
« Dépêchez-vous !!! hurla-t-il à Hawkeye. Qu’est ce que vous faites ?!! »
« Arrête de t’agiter pour un rien, gamin… lui dit tranquillement Solaris. Cette fille ne demande qu’à mourir ! »

Avec adresse, Alphonse parait néanmoins les coups que l’homonculus adressait à Hawkeye, laissant son armure se faire transpercer de part en part.
« Je ne vous laisserai pas !!! »
« Alphonse, murmura Hawkeye toujours prostrée, c’est à toi de t’échapper… »
« Hors de question !! »
« SAUVE-TOI D’ICI !!! AU MOINS TOI… !!! »
« J’AI DIT NON !!!!! » rugit Alphonse.

« C’EN EST TROP !!!! »
« PAR MA FAUTE… A CAUSE DE MON INCOMPETENCE… DES GENS ONT ETE TUES… »
« JE NE LAISSERAI PAS QUELQU’UN MOURIR DEVANT MES YEUX AORS QUE JE PEUX AGIR !! »

Klang !
Solaris retira brusquement ses griffes. Un morceau de l’armure tomba à terre.

Ma voix claqua comme le tonnerre dans le silence de mort qui avait envahi le théâtre du drame.
Bien parlé, Alphonse Elric !

Solaris ne s’y attendait certainement pas. Alphonse eût la présence d’esprit de faire jaillir un mur entre eux et l’homonculus…
Le bal était ouvert.
Solaris fut frappée par une première nuée ardente, tandis qu’Alphonse retenait Hawkeye bien à l’abri derrière le mur.

L’homonculus tomba à genoux.
« Qu’est ce qu’il se… »

En temps de guerre, c’est important d’avoir l’initiative pour priver l’ennemi de sa force d’action.
L’attaque surprise est une solution. Tu aurais mieux fait de t’en souvenir.
Tu es enfin à ma merci… Homonculus !!

Mon gant étant hors d’usage, j’avais dessiné un cercle de transmutation avec mon sang sur le dos de ma main, et j’utilisais la pierre du briquet d’Havoc pour faire des étincelles. C’était certes artisanal, mais diablement efficace.

J’envoyai une nouvelle vague de flammes en direction de Solaris.
« Mais comment as-tu survécu avec cette blessure ? »
J’ai failli perdre conscience deux ou trois fois mais… Je l’ai cicatrisée en la brûlant… dis-je en découvrant mon flanc ensanglanté.

« Colonel ! » s’écria Hawkeye en s’élançant hors de l’abri.
« Lieutenant ! Non !!! » la retint Alphonse.
VROUF !

Solaris essuya une nouvelle vague de flammes. Puis d’autres, coup sur coup.
Tout à l’heure, tu m’as dit… Tu ne pourras pas me tuer…
Eh bien… Je vais te réduire en cendres !!!

J’intensifiai mes attaques.
« Toi… Espèce de… »
L’homonculus se rematérialisait toujours. Avec plus en plus de difficultés, néanmoins…
Solaris… Combien de fois devrais-je te tuer… Afin que tu meures ?

Solaris rassembla ce qu’il lui restait de forces et se précipita hors des flammes, toutes griffes dehors, en poussant un hurlement sauvage.
Une dernière vague de flammes l’arrêta net dans son élan, la lance mortelle à quelques centimètres de mon visage.
Je ne bougeai pas…
Un silence. Solaris me fixa avec une lueur de défi dans le regard.
Puis son corps commença à se décomposer, lentement.

« J’ai échoué, murmura-t-elle. C’est rageant. »
« Mais ce n’est pas si mal d’être tuée par un homme comme toi… Cette détermination dans ton regard… J’aime ça… »
« J’espère voir un jour… Ce regard déformé par une douleur indescriptible… »
« Ce jour… Viendra… Bientôt… »
Ce n’était plus qu’un squelette calciné qui articula difficilement ces dernières paroles, avant d’être réduit en poussière.
La pierre philosophale, libérée de toute enveloppe charnelle, se brisa sur le sol.

Je m’écroulai à mon tour.
« COLONEL !!! s’écria Hawkeye, surgissant de derrière le mur pour se pencher sur moi. TENEZ BON, COLONEL !!!! »
Vous êtes blessée, Lieutenant ? lui demandai-je en prenant péniblement appui sur son épaule.
« Vous feriez mieux de vous occuper de votre état !! »

La douleur cuisante s’était réveillée et battait mes flancs.
M… Merci d’avoir protégé ma subordonnée, Alphonse…
« Gardez vos force ! s’écria-t-il. On va chercher un médecin ! »
Allez d’abord vous occuper d’Havoc… S’il vous plaît… murmurai-je avant de sombrer.

Par Roy Mustang - Publié dans : Les péchés capitaux
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 28 juillet 2007 6 28 /07 /Juil /2007 00:23

Prudemment, nous nous réintroduisîmes dans le laboratoire dévasté par les flammes. Les murs étaient noirs de suie. Quoiqu’il en était… Plus aucune trace de Solaris.
« Vous pensez qu’elle a cramé ? » m’interrogea Havoc.
Soit elle s’est enfuie, soit elle a brûlé… Mais je penche pour la seconde option…
« Et pourquoi ? »
Quand un humain se calcine, sa graisse s’évapore dans l’air, lui expliquai-je. Et je peux sentir que ma bouche est poisseuse. Ça veut dire que quelqu’un a brûlé dans cette pièce.
« Wah… Vous avez déjà vécu ça à Ishbal… ? »

Nous fîmes quelques pas parmi les débris encore fumants.
Le corps est tout proche, dis-je à mon Sous-Lieutenant. On ne devrait pas négliger ses capacités de régénération. Fais attention…

Trop tard…
Deux piques acérées jaillirent soudain du sol pour aller se ficher dans l’abdomen d’Havoc, qu’elles traversèrent de part en part, entrant par le bas du ventre pour ressortir au milieu de son dos. Le Sous-Lieutenant ne put absolument rien faire pour les éviter.
HAVOOOOOOOC !!! hurlai-je de toutes me forces, en le voyant s’écrouler sur le sol tandis que Solaris se rematérialisait à une vitesse fulgurante.
Je me précipitai vers lui.
HAVOC !!! TIENS BON !!!
« J’ai… J’ai jamais eu de bol… Avec les femmes… » hoqueta-t-il en crachant du sang.
« Inutile, dit Solaris avec un petit sourire narquois. C’est trop tard pour le sauver. »

NON !!!
Je m’emparai du fusil à pompe de Havoc et tirai sur l’homonculus à bout portant, ouvrant une plaie béante dans sa poitrine. Solaris fut projetée en arrière.
« Pas la peine ! Tu ne pourras jamais me tuer ! » me nargua-t-elle.

Mais lorsqu’elle fut à terre, j’appuyai mon pied sur son bras de toutes les forces.
Pourtant, je peux le sauver… Avec ce qui se trouve ici !!!
Et je plongeai ma main dans le thorax de Solaris pour en arracher la pierre philosophale. Elle avait une telle confiance en son immortalité et out c’était passé si vite qu’elle ne tenta rien pour se défendre.
Avec ta rapide génération, lui dis-je, j’ai pu constater la puissance amplificatrice de la pierre sur l’alchimie. Et je vais utiliser cette puissance pour soigner mon subordonné !

A peine la pierre philosophale avait-elle quitté le corps de Solaris que celui-ci commença à se décomposer. Je retournai précipitamment auprès du Sous-Lieutenant, qui gisait désormais face contre terre.
Havoc ! dis-je en lui secouant l’épaule. Reprends tes esprits !!! Je ne suis pas expert en alchimie médicale mais avec cette pierre…

Erreur fatale…
Une vision d’horreur me coupa net. Une chose tellement ahurissante que je ne l’avais pas envisagée se produisit au creux de ma paume : Solaris était en train de se reconstituer autour de la pierre philosophale !
J’étais littéralement paralysé de stupeur. Je vis le squelette de l’homonculus prendre forme, aussitôt recouvert par les muscles. La peau… Puis les cheveux. Et mon poing était prisonnier des côtes de la créature.

« Et ça ne vous dérange pas de mettre votre main entre les seins d’une femme… Très cher Colonel Mustang ? »
Qu…

Vives comme l’éclair, deux nouvelles piques mortelles jaillirent de la main de Solaris et vinrent se ficher dans mon abdomen. Deux gouttes de sang tombèrent sur le sol, tandis que l’homonculus resserrait fermement sa main autour de mon poignet. Solaris me maintint ainsi contre elle et approcha son visage, plongeant son regard dans le mien avec une certaine indécence.
La douleur était insoutenable, atroce. Je me sentais au bord de la folie.
« Je t’avais prévenu… me dit-elle en souriant. La pierre philosophale est mon cœur. »
« Nous sommes plus proches de la vérité que vous autres, humains… Nous sommes en quelque sorte une évolution de la race humaine. »

Solaris rentra ses griffes et me laissa choir pitoyablement au sol. Puis elle m’ôta mon gant et le mit soigneusement en pièces.
« Je suis désolée. Tu es un élément très important pour le sacrifice. Mais tu en sais trop et je ne peux pas te laisser vivre. »

Urgh…
Je tentai de me lever mais mon corps, blessé à mort, ne m’obéissait déjà plus.
« Bien… Visiblement, il y a d’autres rats qui sont rentrés ici. Je vais allez m’occuper d’eux. »
Espèce de…

Solaris nous contempla avec ironie.
« Ton subordonné ne tiendra pas longtemps. Et après, ce sera à ton tour de mourir. »

Je tentai de ramper en direction de Havoc.
Sous-Lieutenant Havoc !
EH ! HAVOC !!
REPONDS-MOI, HAVOC !!
VOUS N’ALLEZ PAS TOUS Y PASSER !! MERDE !!
HAVOC, ESPECE DE LACHE, TU N’AS PAS INTERET A MOURIR AVANT MOI ! C’EST UN ORDRE !!
HAVOOOOOOOC !

Solaris quitta la pièce d’un air satisfait.

Par Roy Mustang - Publié dans : Les péchés capitaux
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /Juil /2007 00:04

Le Sous-Lieutenant était désormais pâle comme la mort.
Havoc ! lui criai-je. Nous sommes dans une situation de vie ou de mort, donc oublie ce que tu as éprouvé pour elle.
« Euh… D’accord, bafouilla-t-il. J’ai vraiment pas de chance avec les femmes… »

Mais avant que nous n’ayons eu le temps de tenter quoi que ce soit, Solaris projeta ses griffes dans notre direction, sectionnant net mon revolver.
Merde !! Havoc, couvre-moi !! lui ordonnai-je en enfilant mon gant.
« Trop tard ! » s’écria Solaris.
Et d’un simple geste, elle brisa une canalisation d’eau qui traversait le plafond, nous inondant par la même occasion.
« Voilà, avec un gant humide, difficile de faire des étincelles… » nous lança-t-elle avec un petit sourire sarcastique.
Quelle garce ! Ainsi, elle en savait assez sur moi pour connaître mon point faible…

Solaris se précipita vers nous en déployant ses griffes. Il ne sous restait plus qu’à fuir… Courir le plus vite possible, se réfugier dans le couloir à l’abri de ces lances mortelles, dos au mur.

« Et maintenant on fait quoi ?! hurla Havoc. Elle va nous torturer à mort !! On ne va pas se laisser tuer comme ça ?! »
Pourtant, ça a l’air d’être facile pour elle…
Mais on a peut-être une chance de s’en sortir. Avec toute cette eau, il y a beaucoup d’hydrogène à disposition. Je peux en obtenir autant de combustible que je veux. De plus, c’est un espace confiné…

Je posai ma main dans une flaque tout en me récitant une formule alchimique. Havoc comprit rapidement où je voulais en venir, et lança son briquet allumé à l’intérieur de la pièce.
J’avais juste besoin d’une étincelle…
VROUSH !!!!!
L’explosion fut effroyable.

Alors, pas mal hein ? demandai-je à Havoc, abasourdi par la violence du souffle.
« Oui, répondit-il… Mais mon briquet est dans un sale état. C’était un cadeau de mon ex-petite amie. »
« Flûte, soupira-t-il en s’échinant à actionner la pierre du briquet. Il ne marche même plus. Vous n’auriez pas du feu, Colonel… »
Je le fusillai du regard.
« Ah mais c’est vrai, vous êtes encore trempé… »
FAUT ARRETER DE ME PRENDRE POUR UN ALLUME-CIGARE, MAINTENANT ! hurlai-je, hors de moi.

Par Roy Mustang - Publié dans : Les péchés capitaux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /Juil /2007 00:14

Solaris appliqua sa main sur sa cuisse. Quand elle l’ôta, la blessure avait disparu.
« Je ne pense pas que tu pourras me faire obéir à tes ordres. »
Ce qui fut accueilli par une nouvelle salve. Quatre balles, et cette fois-ci je m’efforçai de viser des points vitaux : la tête, le cœur, le ventre… Déchiqueté par les impacts, le corps de Solaris s’affaissa et des gouttes de sang éclaboussèrent le sol.

Mais elle se releva lentement, avec un rire sarcastique qui nous glaça le sang.
« Quelle détermination ! dit-elle en léchant le sang qui coulait sur son visage. Je n’en attendais pas moins d’un héros de la guerre d’Ishbal. »
« Un homonculus… !!? » réalisa soudain Havoc avec horreur.
Solaris sourit.
« Je vois que tu as bien appris tes leçons, Jean… Tu mérites une belle récompense pour tous ces efforts… »

Et sur ces paroles, les doigts de Solaris se transformèrent en longues griffes acérées, qu’elle plongea dans sa poitrine.
« Tu veux la voir ? » dit-elle en écartant les chairs, dévoilant une pierre rouge de forme ovale qui palpitait au sein de son être.
« Voici la pierre philosophale. C’est un amplificateur de pouvoirs comme dans la légende. »

Je ne parvenais pas à détacher mes yeux de cette vision d’épouvante.
Solaris lâcha prise et la plaie béante se referma.
« Nous sommes des humains créés à partir de cette pierre, expliqua-t-elle. C’est notre noyau… Notre cœur… »
Espèce de monstre !! m’écriai-je en la mettant à nouveau en joue.
« Voilà qui est rude ! répondit-elle en rejetant négligemment sa lourde chevelure derrière ses épaules. Nous avons la même apparence que vous, cinq sens aussi… Des sentiments… Et une affection éternelle envers notre créateur… »
« Nous sommes humains ! »

J’imagine que si tu nous dis tout ça, c’est que tu ne vas pas nous laisser repartir en vie. Le fait que tu t’interposes sans te cacher, indique qu’il y a bien d’autres secrets à découvrir ici… Et ces choses… Je veux les voir à tout prix.

Par Roy Mustang - Publié dans : Les péchés capitaux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 00:07

Hawkeye partit de son côté avec Alphonse, et moi avec Havoc.
Tout n’était que ruines. Nous arrivâmes bientôt devant une pièce immense avec des barreaux aux fenêtres. Rien de très rassurant, à vrai dire.
« Eh bien ! Que c’est glauque par ici… laissa échapper le Sous-Lieutenant en retirant sa cagoule. On se croirait en prison. »

La porte ne tenait plus sur ses gonds depuis longtemps. J’entrai.
Un effroyable désordre s’étalait devant nos yeux. Malgré la pénombre, on devinait aisément qu’il s’agissait de matériel médical pour la plupart. Des flacons brisés… Des instruments chirurgicaux…
Ça a l’air très vieux… Ils ont dû l’abandonner depuis un certain temps…
… Enfin, les expériences qui ont eu lieu ici ne devaient pas être très nettes… ajoutai-je en remarquant une table d’opération munie de sangles. Table de torture semble toutefois être un terme plus approprié.

Une voix féminine retentit soudain du fond de la pièce.
« Qu’est ce qu’ils ont fabriqué… Non seulement ils ont laissé s’échapper leurs proies… Mais en plus, il les ont amenées ici… »
Par réflexe, Havoc et moi pointèrent nos armes dans sa direction.
« J’ai peur d’avoir été négligente à votre sujet. »
Les bruits de pas se rapprochaient. Logiquement, cette femme devait arriver par la petite porte de service que l’on distinguait au fond.

« Le plus dur… C’est que tu aies annulé notre rendez-vous pour venir dans un endroit pareil… »
En entendant ces paroles, les yeux du Sous-Lieutenant s’écarquillèrent d’horreur.
« Tu m’as manqué, Jean… »

La mystérieuse femme fit enfin son apparition. Malgré ces circonstances angoissantes, je dois avouer que c’était une très belle femme. Sa voix était à la fois lascive et monotone, en accord avec le personnage : une beauté brune à la chevelure souple, aux formes généreuses moulée dans une robe fuseau noire, avec de longs gants assortis. Une sorte de déesse tout droit sortie des enfers, une belle plante assurément vénéneuse.

« Solaris ?! s’écria Havoc au comble de la stupeur. Pourquoi es-tu là ?! »
Tu la connais ?!
« Jean et moi, nous sortons ensemble », se contenta de répondre la créature.
Eh ! Elle a un tatouage de l’Ouroboros, m’écriai-je.
« … Je viens juste de le remarquer… »

« Je suis désolée de t’avoir menti, poursuivit-elle. Mais c’était pour recueillir des informations. »
Ce faisant, elle croisa ses bras sous sa poitrine, faisant ressortir outrageusement ses appâts.

Je comprends que tu sois tombé dans son piège, dis-je à Havoc, navré. Toi et ton amour des grosses poitrines…
« Vive les gros nichons !! » me répondit cet imbécile libidineux.
Et qu’est ce que tu lui as raconté ?
« Je ne lui ai rien dit en rapport avec le travail. »
« C’est vrai, admit-elle. Tout ce manège était assez inutile car tu sais garder un secret… »
« J’ai pour règle de toujours séparer le travail de la vie privée, lui rétorqua Havoc. »

Solaris… C’est ça ? lui demandai-je sans cesser de pointer mon revolver dans sa direction.
« C’est un nom d’emprunt… »
Tu connais Maes Hugues ?
« Je le connais très bien, oui, me répondit elle. Il était plutôt bel homme et très intelligent. »
« Mais je suis vraiment déçue de ne pas avoir pu lui porter le coup de grâce », ajouta-t-elle en me lançant un regard de défi.

De rage, je lui tirai dans la cuisse. La créature, stupéfaite, ploya sous le choc.
Havoc était atterré.
A genoux !!! lui ordonnai-je, implacable. Je veux tout savoir…

Par Roy Mustang - Publié dans : Les péchés capitaux
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés